
Le traitement des personnes souffrant à la fois de problèmes de toxicomanie et de santé mentale est complexe et difficile, les rechutes fréquentes et les crises récurrentes semblant être la norme. Il n'est donc pas surprenant qu'elles utilisent une part importante des ressources en santé et, de ce fait, représentent une proportion élevée des coûts en soins.
L'exposition à des événements traumatiques peut intensifier la consommation d'alcool et de drogues, ce qui cause parfois de nouveaux traumatismes, qui entraînent à leur tour une plus grande consommation, perpétuant ainsi le cercle vicieux stress/toxicomanie.
Les personnes ayant un trouble anxieux, c.-à-d. un trouble mental s'accompagnant de crainte, d'inquiétude ou de frayeur, et de sensations désagréables, comme la sudation ou la tension musculaire, courent un risque de deux à cinq fois plus élevé de développer des problèmes d'alcool ou de drogues.
L'impulsivité est l'inclination à agir sans réflexion préalable et sans restriction. Les troubles du contrôle de l'impulsion constituent le principal facteur permettant de prédire l'abus de substances.
Les personnes atteintes de troubles de l'humeur, c.-à-d un trouble mental caractérisé par des changements inhabituels de l'humeur, sont plus susceptibles de prendre des substances psychotropes. À l'inverse, celles qui consomment des psychotropes ont plus de risques de souffrir de troubles de l'humeur.
Le taux de troubles de toxicomanie est beaucoup plus élevé chez les personnes souffrant de psychose ou de troubles psychotiques, c.-à-d. de graves troubles mentaux qui font perdre la notion de la réalité et empêchent de fonctionner normalement dans la société, que dans la population générale au Canada.
